Le président de l’Ania Jean-François Loiseau, nommé en juin, a estimé que l’instauration d’une date butoir pour les négociations entre les agriculteurs et les industriels serait «risquée pour les entreprises», dans une interview au journal Les Echos, le 12 septembre. La construction en marche avant du prix, principe des lois Egalim, «ne fonctionne pas dans toutes les filières», explique-t-il. «Si ce système devient obligatoire, cela va poser un vrai problème», déclare Jean-François Loiseau, en s’opposant à la proposition faite par la FNSEA. Le syndicat agricole majoritaire s’est positionné en faveur d’une obligation pour les industriels de signer avec les producteurs avant de négocier avec la grande distribution. «Se mettre d'accord un 14 décembre pour des mois sur un prix quand l'entreprise est directement exposée à la volatilité des prix des matières premières, comme le cacao, le café ou les céréales, c'est extrêmement dangereux», affirme Jean-François Loiseau, également président de la coopérative Axéreal. Le nouveau président de l’Ania a partagé son ambition de travailler «auprès des politiques sur des questions bien plus larges que les négociations avec la distribution et tout à fait fondamentales comme le rôle des PME dans la nutrition, l'innovation, la durabilité, l'international».
Abonné