Lors d’une conférence sur la restauration des armées, qui s’est tenue le 27 février sur le stand de la FNSEA au Salon de l’agriculture, le commissaire général Philippe Pourqué, directeur de l’Economat des Armées, a fait part de ses doutes sur les possibilités d’approvisionnement en cas de conflit. L’organisme public, qui achète annuellement pour 180 M€ de produits, a l’obligation de s’approvisionner au niveau national. Il « va buter sur des limites physiques », a témoigné le militaire, en invoquant la dégradation de l’auto-approvisionnement français en volaille, en œufs et en viande bovine (bœuf et veau). « Le problème commence à se poser sur un certain nombre de segments Egalim », a-t-il souligné, en déplorant le surcoût induit. « Si nous voulons aller au-delà [des achats actuels de produits durables], on devra consentir une mise de fonds supplémentaire », a-t-il prévenu. L’Economat des Armées fait partie des segments de la restauration publique qualifiés d’exemplaires. En effet, il réalise 45 % d’achats Egalim, proche du taux légal de 50 %, selon le président de la Coopération agricole Dominique Chargé, qui intervenait à la conférence. « Fiabiliser ces chaînes serait sans doute une précaution sage », a-t-il suggéré.
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