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Réutilisation des eaux usées: encore des textes à paraître pour clarifier le cadre

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Interrogé par l'AFP sur la faible vitesse de mise en œuvre des projets de réutilisation des eaux usées, malgré la parution récente de textes réglementaires, le ministère de la Transition écologique indique que des ajustements sont encore nécessaires en matière d'usages domestiques des eaux non conventionnelles (EICH, eaux impropres à la consommation humaine). «Des 
ajustements sont nécessaires pour garantir que les services locaux n'entravent pas la mise en œuvre», indique le ministère, qui annonce qu'«un arrêté santé est d'ailleurs en cours de préparation». Du côté de l'industrie agroalimentaire, «il faut quand même reconnaître que les pouvoirs publics se sont mobilisés pour changer les choses», admet Bertrand Convers, délégué aux relations extérieures de la Cooperl, qui porte un projet de "réut" depuis huit ans. «Maintenant, on a le cadre réglementaire, mais il nous manque le mode d'emploi», résume-t-il, indiquant que la DGAL (ministère de l'Agriculture) «est en train d'écrire les instructions techniques qui permettront de passer à l'acte». Le leader du traitement des eaux Veolia évoque «une centaine de projets en cours, avec autant de communes qui ont manifesté leur intérêt pour cette solution», alors que son rival Suez avance le chiffre d'une cinquantaine de projets. Des chiffres très en-deçà des objectifs fixés par le Plan eau: «D'ici à 2026, il devait y avoir 1000 nouveaux projets de réut'», rappelle M. Dingreville, président de l'Union nationale des industries et entreprises de l'eau (UIE).