Le groupe Monsanto, filiale du géant allemand Bayer, a été condamné le 27 janvier par le jury d'un tribunal de Philadelphie (nord-est) à verser 2,25 milliards de dollars de dommages et intérêts à un homme qui accusait le désherbant Roundup d'être à l'origine de son cancer. Avocat de John McKivison, Ron Miller a confirmé à l'AFP que les jurés de ce tribunal civil de l'Etat de Pennsylvanie avaient attribué à leur client 2 milliards de dollars de dommages et 250 millions d'indemnité compensatoire. Le demandeur affirmait que son lymphome non-hodgkinien, un cancer du système lymphatique, était lié à l'utilisation du Roundup, dont le principe actif est le glyphosate. Bayer conteste la nocivité du glyphosate. Le groupe a indiqué à l'AFP son intention de faire appel de la décision. Le glyphosate a été classé, en 2015, «cancérogène probable» par le Centre international de recherche sur le cancer de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Mi-novembre, le jury d'un tribunal du Missouri (centre des Etats-Unis), a infligé à Monsanto 1,5 milliard de dollars de dommages-intérêts au bénéfice de trois Américains qui avaient, eux aussi, imputé leur lymphome non-hodgkinien à des années d'utilisation du Roundup. Le groupe a également fait appel de cette condamnation. Selon Bayer, 113.000 des quelque 165.000 procédures entamées contre Monsanto et liées au désherbant ont été résolues ou déclarées irrecevables, à ce jour.
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