La Coopération agricole (LCA) a publié, le 24 septembre, un guide afin d’accompagner les coopératives dans la mise en œuvre de la directive CSRD («Corporate sustainability reporting directive»). À partir de 2025, plus de 150 coopératives et groupes coopératifs doivent réaliser un rapport de durabilité, d’après les estimations de LCA. Et, de nombreuses autres coopératives pourraient être indirectement concernées, en tant que partie prenante de la chaîne de valeur d’une plus grande entreprise. Les sociétés devront publier leur rapport de durabilité dans les six mois suivant la clôture de leur exercice comptable. «Il s’agit de publier des informations sociales, sociétales, environnementales et de gouvernance», résume le guide de LCA. Une obligation de transparence donc, mais pas de résultat. «Il va falloir mettre sur le papier ce que nous faisons déjà, c’est un gros chantier qui demande de l’expertise», souligne Jean-François Monod, président du comité RSE de LCA. La grande nouveauté de cette directive est d’imposer des normes européennes sur la durabilité (méthodologie, thématiques, indicateurs). Le rapport sera examiné par un «auditeur de durabilité» afin «de vérifier que les informations de durabilité sont bien conformes aux normes adoptées par l’Union européenne», explique LCA.
Abonné