En visite au Salon de l’agriculture le 3 mars, le candidat écologiste Yannick Jadot a regretté l’analyse de la crise ukrainienne dans une partie du secteur agricole. «Je suis inquiet d’entendre ici une petite musique qui nous ramène trente ans en arrière», selon laquelle «il faudrait produire toujours plus» pour répondre à la guerre en Ukraine qui désorganise les marchés agricoles, a-t-il tonné, selon l’AFP. Un «prétexte» selon lui, et même «l’instrumentalisation d’une situation dramatique». À l’inverse, estime-t-il, la guerre «montre la nécessité de repenser un modèle dans lequel nous exportons dans n’importe quelles conditions de la viande en Russie et ailleurs», et qui fait selon lui «disparaître des paysans». Au lieu de produire plus et d'exporter pour «nourrir la planète», mieux vaudrait, selon Yannick Jadot se contenter de l’objectif de «souveraineté alimentaire» pour nourrir les Français. Or, a pesté le candidat, les politiques publiques tardent à suivre, alors que les écologistes ont selon lui «gagné la bataille culturelle sur le modèle agricole, sur ce que veulent manger les Français». «Les combats on les mène, mais on les perd, parce qu’on n’est pas assez nombreux», a soupiré l’eurodéputé EE-LV Claude Gruffat, qui l’accompagnait.
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