La Première ministre italienne Giorgia Meloni a annoncé le 4 juin un plan pour réformer le système italien de visas pour les travailleurs non originaires de l'UE. «Les flux légaux pour raisons professionnelles sont utilisés comme un autre canal de l'immigration clandestine. Nous sommes face à un mécanisme de fraude et de contournement - avec une forte interférence du crime organisé - que nous devons arrêter et corriger», a-t-elle indiqué. Le gouvernement souhaite mettre en place un système où les arrivées seraient conditionnées à un contrat de travail. Selon Mme Meloni, «seul un pourcentage minime» des visas de travail sont liés à un contrat de travail. Par exemple, le chiffre était de 3% en Campanie, où 157 000 demandes de visas ont été déposées pour des emplois saisonniers l'an dernier - plus de la moitié des 282 000 demandes déposées au total. Le gouvernement italien a établi des «quotas» de travailleurs hors UE en 2023. Ainsi, en décembre, l’Italie avait de façon significative ouvert ses portes à 82 550 travailleurs saisonniers non communautaires dont près de la moitié pour le secteur agricole. Les travailleurs saisonniers étrangers ont représenté 32% du total des journées de travail nécessaires au secteur en 2022.
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