Les groupements d’employeurs (GE) agricoles peuvent «constituer une des nouvelles formes de travail à même de répondre aux enjeux du renouvellement de la population des actifs agricoles, exploitants comme salariés», mais leurs perspectives restent incertaines, considère un rapport du CGAAER (ministère de l'Agriculture) publié le 25 janvier. Dans les 3 724 GE en France (chiffre MSA de 2022), l’emploi salarié agricole s’est fortement développé ces dernières années, passant de plus de 16 000 ETP en 2010 à 30 000 ETP en 2021. Le rapport détaille les avantages de la formule: contrat de travail unique, avantages sociaux, accès à la formation, diversité de postes pour les salariés; accès à une main-d’œuvre salariée qualifiée, simplification administrative et accompagnement pour les employeurs. Pour autant, la question de leur développement, voire de leur pérennité, se pose. Le rapport du CGAAER propose des actions pour pallier trois écueils. D’abord, un effort de communication est préconisé, les GE étant encore mal connus des salariés et des employeurs. Le rapport recommande ensuite de fixer le taux des cotisations sur les emplois des GE au niveau de celui des entreprises de moins de 11 salariés (taille moyenne des GE). Enfin, pour les auteurs, il serait nécessaire que les GE agricoles soient reconnus comme créanciers privilégiés en cas de défaillance d’entreprises adhérentes.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Jeunes Agriculteurs : Jocelyn Dubost, agriculteur dans l'Isère, élu président
À l'occasion du congrès du syndicat à Bourg-en-Bresse (Ain), Jocelyn Dubost, cultivateur en Isère de 31 ans, a été élu, le…
La tomate d’industrie : une envie de reconstruire
Longtemps considérée comme condamnée face à la concurrence italienne, espagnole et chinoise, la filière française de la…
Cotisations patronales : le gouvernement gèle les allègements, « double peine » selon la FNSEA
Le gel des allègements de cotisations patronales, décidé par le gouvernement malgré la hausse du Smic de 2,4 % prévue…