Le ministre de l'Agriculture Marc Fesneau a défendu le 18 février les mesures d'urgence du gouvernement pour les agriculteurs en colère, tout en reconnaissant que la «sérénité» ne serait «pas forcément» au rendez-vous lors du salon de la profession à Paris à partir du 24 février. «Quand on est responsable public, il faut accepter aussi de se confronter à ce que sont parfois des querelles et des gens qui viennent nous rappeler à des promesses ou nous rappeler à des exigences», a déclaré M. Fesneau lors de l'émission Questions politiques sur France Inter, où il était interrogé sur l'éventualité de se faire «chahuter». «Je ne dis pas forcément que le salon va se passer dans des conditions de sérénité», a-t-il affirmé, après avoir défendu les réponses apportées par le gouvernement après les 10 jours de crise agricole et de blocages qui ont traversé la France début février. «Nous avons singulièrement accéléré» et «mis en oeuvre les annonces qui avaient été faites par Gabriel Attal, les mesures d'urgence», a justifié le ministre, citant les fonds créés ou abondés pour alléger la fiscalité des éleveurs, aider ceux de bovins touchés par la maladie hémorragique épizootique, la viticulture, la culture bio, etc.
Abonné