Les nappes phréatiques sont globalement dans un meilleur état qu’en 2023, mais la situation n’évolue guère depuis deux mois, alimentant les craintes d'un retour de la sécheresse durant l'été. Au 1er mars, 46% des nappes phréatiques de France métropolitaine étaient au-dessus des normales mensuelles, et 36% restent en dessous, a annoncé le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) le 14 mars. La situation est quasiment la même qu’à la fin janvier, où le remplissage avait commencé à ralentir après une forte recharge au début de l’hiver. Elle reste toutefois largement meilleure qu’en 2023, où 80% des niveaux étaient sous les normales. «Seules les nappes du Languedoc et du Roussillon conservent des niveaux plus bas qu’en février 2023», note le BRGM. D’une manière générale, l’état des nappes demeure «hétérogène» en février. Les niveaux sont ainsi «satisfaisants» au sud-ouest et au nord-est du pays. Sur une bande centrale du pays, allant de la Normandie à la Corse, les niveaux sont modérément bas à comparables aux normales. Enfin, les niveaux sont moins satisfaisants dans le sud de l’Alsace, le couloir de la Saône, le sud du Massif central, le Languedoc et le Roussillon. S’il y a des raisons d’être «assez optimiste» pour certaines régions, le BRGM reste «assez prudent», si les précipitations s’avéraient insuffisantes en mars et avril.
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