À l’occasion du premier jour de son Sommet sur la désertification, le 2 décembre, l’ONU a alerté sur les sécheresses records sur la planète en train de devenir une «nouvelle norme», une tendance qui doit obliger les dirigeants à «repenser radicalement» leur gestion. L’année 2024, qui sera vraisemblablement la plus chaude jamais mesurée sur Terre, a été marquée par plusieurs sécheresses dévastatrices dans le monde, provoquant des incendies, des pénuries d’eau et de nourriture. Les conséquences des sécheresses sont «moins visibles et attirent moins l’attention que les évènements soudains, comme les inondations et les tremblements de terre, mais il ne faut pas les sous-estimer», indique l'atlas publié par la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD). Par effet domino, les sécheresses constituent un «phénomène systémique» affectant de multiples secteurs, parmi lesquels l’agriculture ou l’approvisionnement en énergie, tout en menaçant la santé des écosystèmes et des personnes. En comptant leurs effets indirects, elles ont affecté 1,84 milliard de personnes en 2022 et 2023, dont environ 85% vivent dans des pays à revenu faible ou intermédiaire. D’ici 2050, trois personnes sur quatre dans le monde seront touchées, selon leurs projections, en raison du réchauffement climatique causé essentiellement par la combustion des énergies fossiles.
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