Les surfaces en production de semences affichent une baisse quasi-générale, malmenées en termes de charges et de compétitivité, a indiqué le 18 mai la Fnams (agriculteurs multiplicateurs). Un « désintérêt » pour la production de semences est observé sur la campagne 2021-22, d’après la fédération. L’évolution des surfaces est de -4% en céréales (à 122 000 ha), -7% en protéagineux (à 12 000 ha), -10% en fourragères (à 51 000 ha), -16% en betteraves (à 5 100 ha), selon les chiffres de Semae (interprofession) au 17 mai. Seules les potagères et florales montrent une stabilité (à 21 500 ha). La Fnams met en cause une hausse des charges. Par espèces, les coûts de production grimpent de 10 à 20% en fourragères, de 12% en betteraves, de 5 à 15% en potagères, de 20% en céréales, d’après la fédération. Un manque de compétitivité est aussi mis en avant, face à des cultures céréalières et oléagineuses qui voient leurs prix s’envoler. C’est en semences fourragères que la situation semble particulièrement délicate: «La campagne 2023 risque d’être tendue», considère le vice-président Laurent Miché. Et de souligner des pertes de production liées au changement climatique et au manque de solutions contre les ravageurs.
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