Sans détailler le chiffrage pour chaque fusion, suppression ou rapprochement d'opérateurs, des documents ministériels consultés par l'AFP lèvent une partie du voile sur les agences dans le viseur de Bercy pour trouver 2 à 3 milliards d'euros d'économies d'ici 2027. L'Institut national de l'origine de la qualité (Inao), doté d'un budget de 26 millions d'euros et de 233 agents en équivalent temps plein (EQTP), et l'Agence Bio, qui compte un peu plus d'une vingtaine d'EQTP avec un budget presque équivalent, pourraient faire l'objet de fusion ou être supprimés. Dans le champ de l'écologie figure l'Agence pour la transition écologique (Ademe), qui avait fait l'objet d'amendements réclamant sa suppression lors de l'examen de la loi simplification, avant d'être finalement sauvegardée. Les missions de certains opérateurs pourraient également reprises en main par des ministères, pour tout ou partie. Ce pourrait être le cas de l'Agence de service et de paiement (ASP), créée en 2009 et qui compte plus d'un millier d'agents. Elle est chargée de verser une grande partie des aides publiques et dépend du ministère de l'Agriculture. Les documents ne précisent pas les économies qu'une telle opération permettrait de dégager. Interrogée sur le rôle du ministère de l'Agriculture dans ces projets, Annie Genevard indique qu'ils ne proviennent pas de ses services.
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