«La plupart des scientifiques avaient prévenu le gouvernement que cette transition brutale vers le bio était un problème», assure Sarath Nissanka, professeur d’agronomie à l’université de Peradeniya (Sri Lanka), à l’occasion d’un colloque international sur la gestion de l'azote qui se tenait à Paris le 18 mai. En avril 2021, le président Gotabaya Rajapaks avait décrété un embargo sur les pesticides et les engrais de synthèse, comme promis lors de son élection en 2019, avant de revenir en arrière en novembre suivant face à la menace de problèmes d’approvisionnement, et à la flambée des prix alimentaires. «C’était une décision qui n’était pas basée sur la science, les certifications et l’adoption des nouvelles pratiques prennent un certain temps», appuie Sarath Nissanka. Mais cette crise aurait malgré tout entraîné selon lui certaines conséquences positives, alors que le gouvernement subventionne à nouveau les achats d’engrais dont le prix a augmenté dans le sillage de la guerre en Ukraine. «Beaucoup de gens se sont tournés vers les fertilisants organiques, comme le compost, et gèrent mieux le travail du sol, même s’il reste encore beaucoup de chemin à faire».
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