Si le règlement sur la déforestation importée s’était appliqué dès 2025 - sa mise en oeuvre devrait être reportée d'un an -, le soja conforme à ce texte coûterait jusqu’à 30% plus cher que les soja dits non-déforestants actuels, selon les fabricants français d’aliments. «Les modalités [de détermination] sont différentes, a expliqué Valérie Bris, directrice de La Coopération agricole (LCA) Nutrition animale, en marge d'une convention sectorielle, ce 7 novembre. D’après ses estimations, un chargement de «soja ségrégué», dans lequel chaque lot est localisé à la parcelle et acheminé séparément, conformément au règlement européen, coûterait 20 à 30% plus cher. Les fabricants français se fournissent auprès de pays à faible risque de déforestation comme les Etats-Unis, l’Europe ainsi que l’Inde ou Nigeria. S’ils se fournissent en Amérique latine - origine à risque de déforestation- , ils appliquent le schéma de garantie de la Fefac (fédération européenne des fabricants d’aliments), «qui ne s’appuie pas sur la localisation à la parcelle», précise-t-elle. L’application du principe de «Mass balance», selon lequel une partie seulement d’un chargement est tracé depuis la parcelle, réduirait considérablement le surcoût, selon les fabricants.
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