L’Espagne craint une progression irréversible des «terres stériles», capable de transformer le potager de l’Europe en territoire inhospitalier, rapporte l’AFP le 1er août. En cause, les sécheresses à répétition ainsi que la surexploitation industrielle et agricole. Si l’Espagne ne deviendra jamais un désert de dunes comme le Sahara, morphologie oblige, la désertification se manifeste par une intense «dégradation des sols», explique le chercheur Gabriel del Barrio. «L'érosion des sols est aujourd'hui le principal problème de la plupart des agriculteurs en Espagne», confirme l'Union des petits agriculteurs et éleveurs (UPA), qui évoque une situation «grave» pouvant avoir un «coût économique» important. Selon le Conseil supérieur de la recherche scientifique espagnol, la dégradation active des terres a triplé au cours des dix dernières années. Avec 75% de son territoire soumis à un climat pouvant mener à la désertification, l’Espagne est le pays européen le plus vulnérable, selon la convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification.
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