Lors d’une réunion le 8 février, le ministère de l’Agriculture a proposé que la nouvelle aide à la bio (enveloppe de 50 M€ annoncée par Gabriel Attal le 26 février) soit plafonnée par exploitation, a appris Agra Presse de sources professionnelles concordantes. La DGPE (ministère de l’Agriculture) aurait évoqué un plafond de 30 000 € par exploitation, indique la secrétaire nationale de la Confédération paysanne Sylvie Colas. Une modalité «partagée par tous», note le président de la commission bio de la FNSEA, Brice Guyau, vu «la faiblesse de l’enveloppe malgré les grandes difficultés» – la filière a estimé ses pertes à 550 M€ sur deux ans. Par ailleurs, d’après la représentante de la Conf’, le critère d’éligibilité consisterait en une baisse de 20% de l’EBE (entre le 1er juin 2023 et le 31 juin 2024, par rapport à 2018/2020). Le précédent dispositif d’aide, basé sur un critère de trésorerie, avait «exclu trop de monde», déplore-t-elle. Doté de 94 M€, il a donné lieu à 3924 paiements, précise l’élue de la Conf’, en premier lieu à des viticulteurs (25%) et à des céréaliers (17%). Pour le nouveau dispositif, la Conf’ défendait une aide à l’actif, qui n’a pas été retenue. Autre demande déçue, du côté de la FNSEA: alors que les céréaliers bio croulent sous les stocks, Brice Guyau dit n'avoir reçu «aucune réponse sur notre demande d’outils de gestion du marché».
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