Réagissant, dans un communiqué du 3 mars, à la décision du Conseil d’État sur les retenues d’eau dans les zones humides, la FNSEA estime que la loi d’urgence agricole « doit impérativement corriger une situation devenue intenable ». La veille, la plus haute juridiction administrative avait annulé les assouplissements sur la construction de retenues d’eau accordés par le gouvernement en 2024, après le mouvement de colère agricole de l’hiver 2023-2024 (lire ci-dessus). Une décision qui vient « anéantir les avancées obtenues », tempête le syndicat majoritaire dans son communiqué rédigé avec Irrigants de France. Pour les deux organisations, « le principe de non-régression de la protection de l’environnement, tel qu’interprété aujourd’hui, est devenu un principe d’inaction ». Elles réclament désormais « une réponse législative rapide et ambitieuse au travers de la loi d’urgence agricole » (LUA), que le gouvernement doit présenter ce mois-ci, pour un examen au Parlement avant l’été. L’eau fait partie du périmètre du projet de loi annoncé par Sébastien Lecornu – récemment élargi au foncier. Comme annoncé précédemment, la FNSEA demande que le texte « autorise la mobilisation de ressources en eau supplémentaires pour l’agriculture » et « sécurise des volumes prélevables adaptés aux besoins des exploitations ».
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