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Sucre de canne: en Guadeloupe, mobilisation des planteurs pour revaloriser le prix

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Des planteurs de canne à sucre ont mené le 15 février une opération escargot sur les routes de Guadeloupe, appelant à revaloriser le tarif de la canne à sucre et à réformer le modèle de fixation de son prix. Dans un document consulté par l'AFP, les planteurs ont «exigé» un prix minimum de la tonne de cannes à «160 euros, aide d'Etat non incluse», contre environ 113 euros actuellement. Ils remettent également en question le modèle de fixation du prix de la canne à sucre, rappelant que son prix est indexé sur la richesse saccharine. «Le mode de détermination de la richesse saccharine repose sur des paramètres déterminés dans les années 1960-70 à La Réunion et non mise à jour pour le climat et les bassins de la Guadeloupe ainsi que pour les nouvelles variétés de canne», écrivent-ils. Le prix de la canne à sucre est fixé tous les cinq ans par convention, un document signé par les syndicats de planteurs, l'Etat et l'usinier. La convention a été renouvelée en 2023, année où des tensions ont émaillé la récolte sucrière. «La situation des planteurs de canne a été prise en compte par les autorités en mettant en place une nouvelle aide aux surcoûts (447 euro/ha)», a souligné pour sa part la préfecture dans un communiqué, précisant que les premiers versements ont été réalisés «début février».