À l'occasion d'une conférence de presse organisée le 28 février avec le président de la région Bretagne, son homologue socialiste Carole Delga, présidente de l'Occitanie, a demandé «une reconnaissance de l'agriculture méditerranéenne», pour obtenir des dispositions plus favorables en matière «d'accès à l'eau» et de «compensation des handicaps naturels». La présidente de région était questionnée par Agra Presse sur le décrochage de la valeur ajoutée nette au coût des facteurs par actif dans sa région par rapport à la moyenne nationale depuis dix ans (voir notre enquête). Elle pointe du doigt la révision, en 2018, des zones défavorisées simples (ZDS), qui conditionnent l'octroi de l'ICHN (indemnité compensatoire de handicap naturel). Pilotée par le ministre de l'Agriculture d'alors, Stéphane Travert – aujourd'hui député de la Manche –, la réforme a été «extrêmement défavorable» à l'Occitanie, d'où sont parties les manifestations à l'origine de la mobilisation nationale de ces dernières semaines: «Nous avons perdu des aides au profit des zones intermédiaires (et de citer notamment la Normandie, ndlr), je ne l'ai toujours pas digéré.» La question d'«une reconnaissance de l'agriculture méditerranéenne» aurait été évoquée avec la FNSEA, et bientôt avec la Confédération paysanne. Interrogé par Agra presse, le président de la FNSEA Arnaud Rousseau se dit favorable à «un plan pour l'agriculture méditerranéenne face au changement climatique», sans plus de précision.
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