La ministre déléguée au Commerce extérieur, Sophie Primas, a déclaré le 4 novembre que les négociations restaient «clairement ouvertes» avec Pékin sur les potentielles surtaxes douanières chinoises visant le cognac, sans écarter l'option d'une réplique de Paris. Mme Primas s'exprimait depuis Shanghai, après une rencontre la veille avec le ministre chinois du Commerce, Wang Wentao. Son déplacement intervient dans un contexte d'escalade des tensions commerciales entre la Chine et l'UE. Pékin impose depuis mi-octobre aux importateurs de brandys européens le dépôt d'une caution auprès des douanes chinoises. «On va avoir entre les producteurs de cognac, l'État français et l'Union européenne une discussion à trois, spécifiquement sur ce marché-là», a indiqué le 4 novembre Mme Primas. «Et ça sera fait d'ailleurs probablement entre nos deux présidents lors du sommet du G20» au Brésil, à la mi-novembre, et «également au niveau des Premiers ministres, puisque Michel Barnier a souhaité indiquer qu'il organisera ici des discussions entre Premiers ministres», a-t-elle ajouté. L'imposition de surtaxes sur le cognac pourrait bloquer l'accès au marché chinois à ce produit. «Nous sommes prêts à prendre toutes les mesures techniques, juridiques possibles» le cas échéant, a signalé Mme Primas.
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