À l'initiative de trois d'entre eux – Benjamin Simonot-De Vos, président du Carreau des producteurs à Rungis ; Christophe Grison, président de la coopérative Valfrance ; et Nicolas Hottin, ancien élu cantonal JA de l’Essonne –, une dizaine d'agriculteurs ont organisé une conférence de presse, le 11 septembre, pour lancer un « cri d'alarme » face au risque de voir « disparaître l'agriculture française telle que nous la connaissons, en une génération ». En cause : une compétitivité en « constant déclin » à cause de distorsions de concurrence ou de problèmes de main d'œuvre récurrents. Au chapitre des distorsions, Christophe Grison a par exemple cité l'acétamipride ou la redevance pour pollutions diffuses (RPD), et dénoncé l'accord UE-Mercosur. Ces agriculteurs ont souhaité organiser une prise de parole « hors cadre syndical, pour ne pas politiser le débat », a expliqué Benjamin Simonot-De Vos. « Aujourd'hui, c'est toujours la politique, la politique, la politique. Nous, on parle avec notre cœur ». « Nous ne sommes pas contre les syndicats agricoles, au contraire », a expliqué l'un de ses homologues, souhaitant par son initiative attirer encore davantage de lumière sur les problématiques de l'agriculture. La plupart de ces agriculteurs sont polyculteurs (à l'exception de deux éleveuses), établis dans le nord de la France, et ils travaillent exclusivement en agriculture conventionnelle.
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