Sur les ondes de Sud Radio le 23 octobre, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard s’est dit favorable, mais avec prudence, à l’instauration d’une taxe sur les produits sucrés et gras, hypothèse à laquelle l'Ania (agroalimentaire) s'est vivement opposée la veille. «Tout ce qui permet d’améliorer les aides aux agriculteurs, je prends. Maintenant, il faut veiller à ne pas stigmatiser systématiquement le sucre et le gras», a-t-elle expliqué. «Je rappelle que ce sont tout de même des filières importantes en France, on verra le détail des choses, mais la taxation des sodas semble être une hypothèse émise au niveau budgétaire.» Et de rappeler qu’il «appartenait au Parlement de se prononcer». Sur ce point, le 23 octobre, la commission des Affaires sociales a validé une taxe nouvelle sur les bières aromatisées et sucrées et celles à «fort degré alcoolique». Les députés ont par ailleurs voté une extension à tous les alcools de la «cotisation sécurité sociale», ou encore une taxe liée à la teneur en sucre des produits alimentaires transformés. En revanche, ils ont rejeté l’idée d’indexer sur l’inflation la taxation sur l’alcool aujourd’hui plafonnée, après de vifs débats. Pour mémoire, le 17 octobre dernier, l'Institut Montaigne (cercle de réflexion classé à droite) avait proposé d'utiliser une hausse de la taxe soda pour financer un chèque alimentaire national.
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