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Tomate d’industrie : une filière française toujours loin de l’autonomie

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A l’occasion d’une visioconférence de FranceAgriMer sur les chiffres 2023 des fruits et légumes transformés le 18 décembre, Robert Giovinazzo, directeur de la Sonito a reconnu que la filière française était encore loin de l’autonomie: «les dérivés de tomates français approvisionnent seulement 10% du marché national alors qu’ils atteignaient plus de 30% à la fin des années 90» a-t-il regretté. La France importe aussi bien des sauces (36%) des concentrés (33%) que des conserves (31%) pour un total d’environ 1,3 millions de tonnes. Elle s’approvisionne principalement en Espagne et l’Italie qui représentent plus de 85% des volumes importés. D’autre pays sont fournisseurs comme l’Allemagne (8% des conserves), la Belgique (6% des sauces) ou les Pays-Bas: «il peut s’agir de ré-export, mais il n’est pas exclu une origine extra-européenne», convient Robert Giovinazzo rappelant les cas d’étiquetage déficient récemment en Italie du Sud. La France doit jouer sur les deux tableaux, amont et aval. Pour l’amont, le projet Tommates est en phase de maturation jusqu'à l'automne 2025 pour aller vers la phase de réalisation sur cinq ans ensuite. Il faut aussi muscler l’outil industriel: «Nos usines pour le moment ne peuvent transformer qu'un peu moins de 200 000 tonnes. Nous ne pouvons donc pas subvenir pour le moment».