L’entreprise italienne Mutti, basée à Parme et leader sur le marché européen de la conserve et autres produits transformés à base de tomate, s’inquiète de la possible concurrence chinoise à court terme, rapporte le quotidien Les Echos le 25 juin. La Chine devrait, selon des estimations concordantes, devenir «la championne de la tomate dans le monde cette année avec des volumes en hausse de 22% à 11 millions de tonnes», rapporte-t-il. Mais la consommation intérieure ne devrait pouvoir absorber que 20% de ces volumes. «Tout le reste va inonder les places à l'exportation», croit savoir Francesco Mutti, patron de la société éponyme. Le plus inquiétant [est] le risque de déferlement du concentré de tomate chinois en Europe et son effet dépresseur sur les prix». Selon lui, la Chine aurait très largement investi dans l'achat de machines destinées à la transformation de la tomate, espérant ainsi profiter de prix de la matière première attractifs et de la hausse de la demande mondiale. Face à cela, l’entreprise italienne entend renforcer sa capacité industrielle en investissant 100 M€ pour augmenter ses moyens de production de 20%. Cela appuiera aussi sa politique d’internationalisation, les marchés hors Italie représentant la moitié de son activité. L’an dernier, le chiffre d’affaires assuré dans l’hexagone par Mutti a atteint 71,5 millions d’euros (56,1 M€ en 2022).
Abonné