En marge de l’examen par les députés du budget de l’Etat pour 2025, les vignerons d’appellation (Cnaoc) ont plaidé le 22 octobre pour une moindre fiscalité sur la transmission du foncier. «Le modèle viticole familial est menacé», a déclaré en conférence de presse le président du SGV de Champagne Maxime Toubart, pointant «des transmissions de plus en plus difficiles». «Nous sommes obligés de vendre pour payer la succession», a expliqué le patron de la Cnaoc Jérôme Bauer. Leur demande, exprimée conjointement avec les fédérations régionales de Bourgogne et Bordeaux, consiste en «un Pacte Dutreil agricole», à savoir dont le périmètre intègre le foncier. Aujourd’hui, seule la transmission de l’exploitation bénéficie entièrement du dispositif d’abattement de 75 % sur les droits de succession. Les terres, non inscrites à l’actif du bilan, se voient appliquer un plafond d’exonération (500 000 euros), à condition d’être louées par bail à long terme. Avec une valeur des vignes qui s'envole, la fiscalité de la transmission empêche la nouvelle génération de prendre la suite, selon les professionnels. «On est en train de perdre des joyaux» que seuls des investisseurs financiers ou des grands groupes ont les moyens de reprendre, a déclaré Jérôme Bauer.
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