Alors que la procédure en vue de l’approbation de l’accord de libre-échange entre l’UE et le Mercosur se lance, la présidente du Conseil italien Giorgia Meloni a affirmé, le 17 décembre devant son Parlement, que Rome s’opposera au traité commercial si celui-ci ne contient pas de « garanties concrètes » sur la protection des agriculteurs. «Nous étudions attentivement l'accord préliminaire (...) en prenant le temps nécessaire pour évaluer si nos demandes sont satisfaites» a-t-elle indiqué à l’occasion d’un débat à la Chambre des députés. Et d’ajouter «l'accord UE-Mercosur doit donc offrir des garanties concrètes, des opportunités de croissance également au monde agricole européen, dont la rentabilité et la compétitivité ont été mises à mal ces dernières années». Sur ce point, elle a évoqué sa volonté de voir la mise en œuvre de «mécanismes de sauvegarde efficaces», mais aussi la création d’un «système de compensation adéquate» pour les filières subissant des perturbations trop importantes. La position de l’Italie pourrait s’avérer déterminante pour l’avenir du texte en cas de vote à la majorité qualifiée (55 % des États membres représentant 65 % de la population de l’UE) au sein du Conseil de l’UE qui doit autoriser la Commission européenne a signer l'accord.
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