La classe politique a mis la pression le 7 janvier sur Emmanuel Macron et l’exécutif pour qu’ils s’opposent à une adoption de l’accord commercial entre l’Union européenne et le Mercosur, le patron du parti Les Républicains Bruno Retailleau allant jusqu’à agiter le «risque d’une censure du gouvernement». «Ce que je dis solennellement, c’est que si le président de la République vote pour le Mercosur, après toutes ses déclarations, il prend le risque d’une censure», a affirmé l’ex-ministre de l’Intérieur, alors que la colère des agriculteurs français, très opposés à l’accord, continue de se faire entendre sur plusieurs barrages le 7 janvier. M. Retailleau a refusé d’appeler d’ores et déjà la cinquantaine de députés de son parti, avec qui il entretient des relations tendues, à voter cette censure, assurant qu’il «faut d’abord voir quel sera le vote du président». Emmanuel Macron s’était félicité en décembre du report de la signature de l’accord avec le bloc latino-américain décrié par les agriculteurs et la classe politique française quasi-unanime. Une réunion cruciale a lieu mercredi à Bruxelles entre les ministres de l’Agriculture des Vingt-Sept, et un vote des États membres est attendu vendredi. L’exécutif français n’a pas encore dit clairement qu’il voterait contre.
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