Plusieurs proches du dossier rapportent à Agra Presse que l'Ukraine a récemment sollicité la France pour un soutien dans la remise en état de ses sols agricoles, dont plusieurs millions d'hectares (voir notre enquête) sont potentiellement contaminés par les effets de la guerre (bombardements, destructions d'installations chimiques...). Le ministère des Affaires étrangères et le ministère de l'Agriculture ont notamment convié le BGRM (géologie) et l'Inrae (agronomie) à une réunion cet hiver avec des représentants du gouvernement ukrainien. Les deux instituts de recherche se sont déclarés disponibles pour apporter leur expertise, et sont en attente d'un retour du gouvernement ukrainien. «Ils attendent de nous des méthodes, de diagnostic d'abord, et de remédiation dans un deuxième temps», indique-t-on au BRGM. Selon une enquête publiée dans Agra Presse en septembre 2022 par le rédacteur en chef du magazine agricole ukrainien Zerno, Yurii Goncharenko, onze millions d’hectares étaient potentiellement concernés par ces contaminations. En 2017-2019, à la suite du déclenchement de la guerre du Dombas en 2014, des travaux préliminaires de recherche avaient été conduits avec le soutien de l’ONU. Ils révélaient une augmentation significative de certains métaux lourds dans les sols: mercure, arsenic, zinc et cadmium.
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