Sur son compte LinkedIn, le Cirad tire la sonnette d’alarme pour la production de vanille, menacée par le dérèglement climatique, le 4 juin. «Très vulnérable, la floraison n’a pas eu lieu sur l’île, faute d’hiver, et a permis à certaines maladies fongiques comme la fusariose de se développer. Certains producteurs estiment avoir perdu jusqu’à 30% de leur production cette année», explique l'institut, qui travaille sur des croisements pour proposer de nouvelles variétés plus résistantes et durables: «Le genre comprend 110, 120 espèces et on ne les connaît même pas toutes, c'est en allant piocher dans toutes ces diversités qu'on pourra proposer quelque chose pour la filière, quelque chose de résilient à tous ces changements climatiques», explique Carine Charron, généticienne. La Réunion ne produit qu’une petite partie de la production mondiale (une vingtaine de tonnes par an), Madagascar étant le premier producteur (625 t, le quart de la production mondiale). Le cinquième Congrès international de la vanille a démarré le 4 juin sur l’île de La Réunion et se tiendra jusqu’au 7 juin, rappelle le Cirad, organisateur de l’évènement avec l’université de la Réunion, dans un communiqué.
Abonné