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Vétérinaires: la santé mentale des praticiens ruraux est meilleure qu’en canine (étude)

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Le deuxième volet d’une étude sur la santé mentale des vétérinaires, publié par l’Ordre des vétérinaires le 25 mars, confirme que les vétérinaires exerçant auprès des animaux de compagnie sont davantage sujets aux idéations suicidaires que les vétérinaires exerçant exclusivement auprès des animaux d’élevage. Cette idée était déjà ressortie des premiers travaux dévoilés en 2022. Les vétérinaires en activité mixte et équine sont «entre les deux», explique le chercheur en psychologie à l’Université de Bourgogne-Franche-Comté Didier Truchot qui a conduit l’étude. Cependant, «les résultats sont fragiles» car les vétérinaires spécialisés en animaux d’élevage ont été peu nombreux à répondre à la seconde partie de l’étude, précise-t-il. Il note néanmoins que «les relations avec les propriétaires d’animaux sont fondamentalement différentes. Avec les éleveurs, ce sont des relations de longue date, de confiance. Il y a moins d’incivilités qu’avec les propriétaires d’animaux de compagnie. Les consultations ne se font pas à la chaîne comme dans un cabinet et les temps de récupération sont sans doute plus importants, en voiture entre deux rendez-vous par exemple». Le nombre de clients reçus chaque jour apparaît comme l’un des principaux facteurs de stress des vétérinaires. S'y ajoutent la charge de travail, les conflits avec les collègues, la peur de l’erreur et des blessures, ainsi que les problèmes financiers.