Entre la «réduction structurelle du cheptel laitier» et la «décapitalisation du cheptel allaitant», la production de viande bovine devrait reculer plus rapidement en 2022 (-1,4% contre -0,7% en 2021), indique l'Idele le 20 janvier. Selon ses prévisions annuelles, la production nette de bovins finis s'établirait cette année à 1,406 million de tonnes équivalent carcasse (Mtéc). Toutes les catégories d'animaux sont en recul. Concernant les vaches allaitantes, «la décapitalisation devrait se poursuivre en 2022 au rythme élevé de 2021» (soit -2,8% fin 2021). Quant au cheptel de vaches laitières, il connaît «une baisse régulière qui devrait se poursuivre» (-1,8%), selon les experts. Moins de vaches signifie aussi moins de broutards: l'Idele prévoit une baisse de 1% des exportations de ces jeunes animaux (à 1,138 million de têtes). Idem pour les jeunes bovins, qu'ils soient de type lait ou viande. Quant à la production de veaux de boucherie, qui avait résisté en 2021, elle «devrait poursuivre sa baisse structurelle en 2022» (-1%). Du côté des marchés, l'Idele prévoit une consommation totale par bilan «quasi stable» (-0,3% à 1,484 Mtéc)... mais qui profitera aux importations (attendues en hausse de 4,8%), faute de disponibilités de viande française.
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