La Chine va prolonger son enquête lancée fin 2024 visant à déterminer si les importations de viande de bœuf menacent son industrie nationale, a annoncé le ministère du Commerce le 6 août, selon l’AFP. Le prix de la viande de bœuf a eu tendance à baisser ces dernières années dans le pays, en raison d'une surproduction et d'une consommation en berne, d’après les analystes. Les importations ont dans le même temps augmenté de manière significative, notamment depuis le Brésil, l'Argentine et l'Australie. À la demande des représentants du secteur en difficulté, les autorités chinoises avaient annoncé en décembre 2024 l'ouverture d'une enquête sur les importations de bœuf, préalable à la mise en place éventuelle de mesures de sauvegarde. L'enquête devait durer huit mois mais pouvait être prolongée. « En raison de la complexité de cette affaire, le ministère du Commerce a décidé de prolonger la période d'enquête jusqu'au 26 novembre 2025 », a-t-il indiqué mercredi 6 août. L'affaire a « suscité une large attention » de la part des pays exportateurs, des éleveurs et des associations professionnelles, a ajouté le ministère. Les pays exportateurs comme le Brésil, l'Argentine et l'Australie avaient réagi de manière prudente au lancement de l'enquête chinoise, le Brésil affirmant alors qu'il démontrera que sa viande ne nuit pas à l'industrie chinoise.
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