Les vendanges ont débuté dans le Bordelais, avec le lancement récent de la récolte des raisins destinés au crémant, pour une production globale attendue «faible» cette année dans le premier vignoble AOC de France. «La récolte sera faible», en raison de la baisse volontaire de la surface cultivée et des dégâts causés par les maladies liées aux pluies, selon le CIVB (interprofession). En crise de surproduction depuis des années, la filière s'est résignée à arracher une partie de ses vignes, en partie avec des compensations financières, afin de redresser les prix et d'éviter la propagation des maladies depuis les parcelles laissées à l'abandon. Dans ce contexte économique et sanitaire fragile, l'État, sur demande de la profession, est monté au créneau en proposant des amendes jusqu'à 5000 €/ha pour les parcelles laissées en friches afin d'inciter à l'arrachage sanitaire. Quatre procédures sont en cours contre des propriétés ayant laissé des vignes en friches, selon la préfecture, qui lancera de nouveaux contrôles après les vendanges. Selon le CIVB, «entre 10 000 et 15 000 ha» (dont 9 000 dans le cadre d'un programme subventionné), soit environ 10% du vignoble (103 000 ha en 2023), devraient être supprimés d'ici la fin de l'année.
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