Le « dispositif expérimental d'intervention foncière pour restructurer le vignoble en Gironde » reçoit l’engagement des banques, a indiqué le 25 février la région Nouvelle-Aquitaine, quelques jours après avoir annoncé avec la préfecture son lancement effectif. Il serait doté « dans un premier temps » d'un capital initial de 20 M€, selon un communiqué. Cette enveloppe comprend 14 M€ des banques (Crédit Agricole, Banque Populaire, Crédit Mutuel et Caisse d’Épargne) et 6 M€ de la région, l’État et ses établissements publics (CCI, la chambre départementale d’agriculture). Une phase d’amorçage, portée par l’EPF à hauteur de 10 M€, permettrait de commencer à racheter des terres viticoles arrachées. Elle reste à valider en conseil d’administration le 5 mars. Puis une deuxième phase verrait la création de la foncière, confiée à la Safer. L’outil associerait des actionnaires privés et publics (selon une répartition des fonds de respectivement 70 % et 30 %). Depuis octobre, ce projet est en réflexion avec la profession, les chambres d’agriculture, de commerce, l’EPF, la Safer et les collectivités. L’outil foncier est « dédié notamment au rachat, à la restructuration et la revente des parcelles de vignes arrachées dans un objectif de valorisation ».
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