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Vin: le Languedoc-Roussillon veut essayer d'améliorer ses prix à l'export

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Lors d'une conférence de presse, le 22 octobre, le président du Conseil interprofessionnel des vins du Languedoc (CIVL) a affiché son souhait de modifier le positionnement à l'export du vignoble, notamment à la faveur d'une récolte 2024 qui a moins reculé que la moyenne nationale en volume (9,6 Mhl, -13%) et, par ailleurs, «très qualitative et homogène, ce qui n’est pas le cas dans tous les autres bassins viticoles». Pour Pierre Bories, le Languedoc «a de quoi négocier les prix avec la grande distribution et gagner des parts de marché à l’export, particulièrement sur les marchés à valeur où on n’est pas assez bien positionné». À l'export, le CIVL souhaite aussi être plus constant, avec l'objectif d'atteindre dans chaque pays «le poids que l’on représente en production à l’échelle mondiale, soit 4%». Et de citer le cas des Pays-Bas et de l'Allemagne, où «il faut doubler la part des AOP». Les États-Unis font aussi partie des destinations à conquérir, «même si, au niveau de la vente des AOP, on est pas mal». Toutefois, souligne-t-il, «aller plus loin sera difficile, car peu d’entreprises sont structurées pour aller y vendre du vin». L’Océanie retient aussi l’attention du CIVL. Mais, pour atteindre les marchés à valeur en Europe et à l’export, «il faut en finir avec notre modèle économique, soit des vins de qualité mais à petit prix. C’est ce dernier qu’il faut revoir», conclut-il.