Dans une décision du 30 décembre, le Conseil d’Etat valide le rejet d’une demande de modification du cahier des charges de l’AOC mâcon visant à étendre à tous les vins de l’appellation la possibilité d’utiliser la mention bourgogne. Cette affaire oppose l’Union des producteurs de vins de Mâcon (UPVM) à l’Inao. Aujourd’hui, seuls les blancs mâcon-villages issus des cépages chardonnay B ont droit à la mention vin de Bourgogne. L’UPVM souhaite l’élargir à tous les AOC mâcon. Mais l’Inao a rejeté, le 5 janvier 2020, sa demande de modification du cahier des charges. L’institut n’a « pas commis d’erreur d’appréciation en refusant l’extension sollicitée », juge le Conseil d’Etat. Son opposition est fondée sur « une circonstance qui n’est pas contestée » : seuls les blancs mâcon-villages issus des cépages chardonnay B sont « soumis (…) à des conditions d’élaboration aussi restrictives que celles résultant du cahier des charges de l’appellation d’origine contrôlée bourgogne », d’après la juridiction administrative suprême. « Les caractéristiques des autres AOC mâcon sont objectivement différentes de celles auxquelles doivent répondre les vins bénéficiant de l’AOC bourgogne », estime le Conseil d’Etat.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Lin : surface française en hausse de 10 % en 2026, le lin d’hiver en plein essor
Premier producteur mondial de lin, la France a cultivé 200 000 ha de lin en 2026, en progression de 10 % par…
Bovins/DNC : le Conseil d’État déboute encore les anti-vax
Dans plusieurs avis rendus le 23 juillet, le Conseil d’État a débouté de leurs nouvelles demandes les éleveurs…
Deux PPL pour adapter les forêts au climat
Face à la multiplication des incendies en France, deux propositions de loi veulent accélérer l’adaptation des forêts au…