Le Royaume-Uni a annoncé le 25 janvier la suspension des négociations commerciales avec le Canada. « Nous avons toujours dit que nous ne négocierions que des accords qui sont dans l’intérêt des Britanniques », a déclaré un porte-parole du gouvernement. En cause notamment : l’accès aux marchés pour les produits agricoles des deux côtés. Depuis la sortie du Royaume-Uni de l’UE, les fromages britanniques comme le cheddar profitaient d’un accès préférentiel au marché canadien fondé sur le CETA, grâce à l’accord de continuité commerciale conclu en 2021 en attendant un nouveau traité de libre-échange. Toutefois, cette disposition a expiré à la fin du mois de décembre et le Canada ne l’a pas renouvelée. Autre sujet de crispation entre les négociateurs : l’accès au marché britannique pour la viande canadienne. Ottawa reproche notamment à Londres d’imposer des restrictions non tarifaires pour la viande rouge traitée aux hormones.
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Les organisations professionnelles agricoles britanniques et canadiennes n’ont pas manqué de réagir. Minette Batters, présidente du syndicat agricole britannique National Farmers’Union (NFU), a salué la décision de son gouvernement, estimant que « pour des produits tels que le bœuf et le fromage, le Canada exigeait trop et offrait trop peu, ce qui empêchait tout progrès au bénéfice des deux pays ». Outre-Atlantique, l’Association canadienne des bovins (ACB) a fait part de sa déception mais n’a pas semblé surprise par la décision du Royaume-Uni. « Pour éviter d’obtenir un mauvais accord commercial pour les Canadiens, nous avons besoin de partenaires commerciaux qui veulent commercer équitablement et ne pas utiliser les règles et les règlements à leur propre avantage », a déclaré le président d’ACB, Nathan Phinney.