Stockage de l'eau : « « On ne peut donc pas dire que rien n’est sorti de terre »
Dans un entretien accordé à Agra presse, le délégué interministériel à l'eau en agriculture explique la méthode du gouvernement sur ses deux dossiers chauds : le stockage de l'eau et la protection des captages d'eau potable. Christophe Chassande confirme que le gouvernement propose de supprimer la notion de captage sensible, pour tenter de relancer la discussion sur l'eau potable avec les professionnels. Sur le stockage d’eau, il indique qu'un peu plus de 450 ouvrages ont été mis en service entre 2020 et 2025, pour à peu près 15 millions de mètres cubes. Et que la plupart des projets en souffrance le sont en amont des instructions administratives, appelant à davantage de soutien dans la maitrise d'ouvrage.
Pouvez-vous résumer en quoi consiste la réforme en cours des captages sensibles ?
Depuis plus d’un an, il y a sur la table une feuille de route captages qui a pour objectif de préserver la qualité de l'eau sur les captages d'eau potable les plus sensibles. Cette feuille de route résulte de la transposition de la directive européenne eau potable, qui impose aux collectivités d’avoir, dans leur plan de gestion de la sécurité sanitaire des eaux (PGSSE) un volet lié à la protection de la ressource.