Le conseil d’administration de l’Agence de la transition écologique (Ademe) a adopté, le 19 mai, une résolution inédite pour exprimer son opposition à un projet de réforme porté par le gouvernement, qui n’a toutefois pas l’intention d’y renoncer. « L’Ademe a vécu une journée historique. C’est la première fois depuis que l’agence existe que des administrateurs ont convoqué un conseil d’administration extraordinaire », a témoigné lors d’une conférence de presse une administratrice salariée qui n’a pas voulu être citée nommément. En cause : le projet de loi « visant à renforcer l’État local », présenté mercredi en conseil des ministres. Son article 7 prévoit de rapprocher localement les agents de l’Ademe et ceux des Directions régionales de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal), qui agissent sous l’autorité du préfet de région. Une délibération, votée mardi par 15 administrateurs de l’Ademe (et 10 contre, sur 28 membres au total), demande au gouvernement de renoncer à cet article « afin de maintenir le fonctionnement efficace reconnu par les inspections d’État et les acteurs de terrain ». Le conseil d’administration compte onze représentants de l’État mais aussi des représentants du Parlement, des collectivités locales et des salariés, ainsi que des « personnalités qualifiées ».
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