Alors que le ministère de l’Agriculture planche sur un nouveau plan agroforesterie, l’Afac-agroforesterie invite dans son « appel de la haie » publié le 13 février, à « repenser de fond en comble les politiques de la haie et à fixer leur ambition à hauteur des enjeux environnementaux ». « La stratégie 2023-2028 qui est en train d’être finalisée a bien identifié les leviers, mais ne fixe pas d’objectif à long terme », regrette Baptiste Sanson, responsable stratégie et projets au sein de l’association. Dans son appel, l’association propose de doubler le linéaire actuel de haie d’ici 2050, actuellement estimé à 750 000 km, et de viser le « zéro dégradation de haie ». Doubler le linéaire supposerait selon l’association de planter au moins 25 000 km de haie par an contre 3 000 à 4 000 actuellement. Côté dégradation, l’Afac rappelle que l’un des principaux leviers à court terme consisterait à appliquer plus strictement la conditionnalité prévue par la nouvelle BCAE 8 (ex-BCAE7) sur le maintien des éléments de paysage. « Il y a tellement de dérogations qu’on se demande s’il existe une réelle protection », déplore Baptiste Sanson. Avec son appel, l’association espère attirer l’attention des décideurs pour défendre un portage interministériel de la haie.
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