Les espèces exotiques envahissantes peuvent provoquer des effets «dramatiques» voire «irréversibles» sur la biodiversité et les écosystèmes, selon un rapport de la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) présenté le 4 septembre. Elles jouent un rôle majeur dans 60% des extinctions de plantes et d’animaux et sont la seule et unique cause de 16% d’entre elles, indique le résumé aux décideurs approuvé par les 143 Etats membres de l’IPBES. Le coût économique mondial de ces espèces s’élevait à plus de 423 milliards de dollars en 2019, un chiffre «largement sous-estimé» a souligné la co-présidente Helen Roy en conférence de presse. Ce coût a par ailleurs «quadruplé à chaque décennie depuis 1970» selon le document. Parmi les coûts identifiés, 92% sont liés aux effets négatifs sur la qualité de la vie (santé, moyens de subsistance, sécurité de l’eau et alimentaire) sachant que la baisse de l’approvisionnement alimentaire est «de loin l’impact le plus fréquemment signalé». Ce rapport élaboré par 86 experts fournit données et pistes d’actions (prévention, régulation et législation notamment) pour réduire l’impact des espèces invasives, conformément à l’objectif n°6 de l’accord mondial de Kunming-Montréal conclu en décembre.
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