Alors que le secrétariat général à la planification écologique s’intéresserait au bouclage des cycles de biomasse, l’Iddri (cercle de réflexion lié à Science Po) prévient dans une note que les éventuelles politiques devront s’attacher à «gérer la rareté». «Notre recommandation est d’harmoniser l’offre et la demande en biomasse par un pilotage transversal», résume Aurélie Catallo, coordinatrice de l’initiative Transition agricole au sein de l’Iddri. Actuellement, la France produirait au total 310 millions de tonnes de matière sèche (Mt de MS) annuellement en prenant en compte fourrages, résidus de cultures, produits agricoles et bois. Près d’un tiers de ce volume serait mobilisé en alimentation animale et 50 Mt de MS pour les usages non alimentaires. Mais la plupart des scénarios de transitions climatiques misent sur un doublement de ces usages pour atteindre 100 Mt de MS par an, au nom de la production énergétique. Une augmentation qui pourrait être remise en cause par la baisse des rendements, ainsi que par les objectifs sur les réductions d’intrants, prévient l’Iddri. Pour combler le manque à gagner, le principal levier reste la généralisation des couverts, permettant de dégager 15 à 20 Mt de MS par an. Les scénarios s’accordent également, selon l’Iddri, sur la nécessité «de réduire de 30 à 50% le cheptel», tout en «tenant ensemble les enjeux physiques, sociaux et économiques».
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