«Les pouvoirs publics ne tiennent compte ni des concertations effectuées par leurs soins ni de la science», déplore la Ligue de protection des oiseaux (LPO) et France Nature environnement (FNE), après la fermeture du massif du Bargy entre le 16 octobre et le 18 octobre pour laisser les autorités abattre 75 bouquetins au nom de la lutte contre la brucellose. Les associations rappellent que le tribunal administratif de Grenoble, dans une décision rendue en mai 2022, avait annulé l’arrêté d’abattage sur la base d’un rapport de l’Anses de 2021 et d’un avis du Conseil national de la protection de la nature (CNPN) rendu en janvier 2021, évoquant l’existence de «mesures complémentaires de biosécurité». En juin 2022, soulignent les ONG, un nouveau rapport du CNPN a par ailleurs constaté que 95% de la population de bouquetins était indemne du virus. En juillet suivant, la préfecture régionale a malgré tout déposé un nouvel arrêté de destruction, texte qui avait recueilli selon les ONG «88% d’opinions défavorables». Sur Instagram, le journaliste militant Hugo Clément a estimé auprès de ses abonnés que les abattages ont été lancés pour «faire plaisir au lobby agricole (FNSEA) et pour préparer le terrain avant la visite du ministre de l’Agriculture cette fin de semaine». Et de dénoncer une «honte» pour le pays en matière de protection de la biodiversité.
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