La commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale a rejeté, le 29 mars, la mesure de «prime alimentation» portée par le groupe écologiste dans le cadre de l’examen de la proposition de loi (PPL) «Mieux manger». La PPL mettait en place une prime de 50 € par mois et par personne pour les ménages les plus modestes à partir du 1er juillet 2023. Un amendement de réécriture déposé par le groupe Renaissance a été adopté. D'après cet amendement, une «prime alimentation» sera attribuée à titre expérimental à certains ménages sur conditions de revenu, au plus tard le 1er septembre 2023. Il ne fixe ni le montant de la prime, ni le cadre de l’expérimentation et renvoie les modalités d’application à un décret. Il s’inscrit en réalité dans la réflexion sur le chèque alimentaire et vise à ne pas «préempter» les travaux du gouvernement, expliquent les députés Renaissance. L’instauration, à compter de 2025, de deux menus végétariens hebdomadaires sans autre choix ou d’une alternative végétarienne quotidienne dans les cantines est également rejetée. L’autre mesure phare, l’interdiction des additifs nitrés dans les charcuteries, a subi le même sort. Les députés de la majorité ont notamment argué que cela «mettrait à mal une partie de l’industrie artisanale de la charcuterie» et qu’il valait mieux «s’en tenir» au plan présenté par le gouvernement.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Vin : relance du guichet d’aide à la distillation de crise
FranceAgriMer prolonge l’aide de 40 M€ à la distillation de crise de vins rouges et rosés, selon un…
Loup : en commission, les sénateurs réécrivent la copie des députés
Le 17 juin, les sénateurs de la Coméco ont procédé à une large réécriture de l’article 14 du projet de loi…
Lactalis réclame 15 000 € après une manifestation devant une laiterie de Haute-Saône
Après un déversement de fumier par des adhérents de la FDSEA et des JA devant la laiterie Lactalis de Loulans-Verchamp…