Dans le cadre des Conférences de la souveraineté, l’interprofession bétail et viandes Interbev a présenté, lors d’une réunion du groupe Ruminants le 21 janvier, ses objectifs de production à horizon 2035. Sur la base d’un cheptel stable (3,4 millions de vaches allaitantes en 2025), la filière vise une hausse de production de viande de 20 000 t, grâce au développement de l’engraissement en France de broutards aujourd’hui exportés, explique Emmanuel Bernard, président de la section bovine, à Agra Presse. Des chiffres qui « n’ont pas été contestés en réunion » et qui ont été élaborés avec le Cniel (interprofession laitière). Concernant la viande issue du troupeau laitier, la filière veut aussi développer la production française de jeunes bovins (JB), ce qui implique « une activité de sevrage plus importante en France, plutôt que de faire partir tous les petits veaux à l’export ». « L’essentiel, pour toutes les sections d’Interbev, c’est de ne plus perdre un seul ruminant en France », résume Emmanuel Bernard. Les moyens d’y parvenir n’ont pas encore été abordés dans le cadre des Conférences. M. Bernard met en avant trois priorités, issues du plan de souveraineté d’Interbev présenté en décembre : accompagnement des pouvoirs publics (Pac, approche interministérielle) ; contractualisation ; et financement (bancaire notamment, en raison du renchérissement des animaux).
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