Une douzaine d’organisations agricoles de l’UE –agriculteurs (Copa-Cogeca, CEPM, CIBE), meuniers, amidonniers – appellent, dans un communiqué du 25 novembre, la Commission européenne et les États membres à reporter la mise en œuvre du mécanisme de compensation carbone aux frontières de l’UE (MACF) pour les engrais. « Aussi incroyable que cela puisse paraître, de nombreux facteurs servant au calcul de le MACF n'ont pas encore été fixés par la Commission, notamment les valeurs de référence et les valeurs par défaut », soulignent ces organisations. Selon leurs estimations, les prix des engrais pourraient augmenter « de 10 à 15% en 2026, certains scénarios prévoyant des hausses pouvant dépasser 30% ». Or elles rappellent que les céréaliers de l’UE subissent actuellement des « marges historiquement faibles, voire négatives, principalement en raison de la forte hausse des coûts de production depuis 2020 », en particulier des engrais « leur principal poste de dépenses ». Avant toute entrée en vigueur du MACF elles demandent que « tous les éléments techniques déterminant les coûts du MACF soient finalisés » et que des mesures efficaces de compensation des coûts soient mises en place. La France, avec notamment le soutien de l’Irlande, a récemment alerté les institutions européennes sur ce problème, sans obtenir à ce stade de réponse concrète.
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