Les producteurs de blé français souhaitent obtenir de Bruxelles des garanties pour les producteurs de grandes cultures à la suite de la publication de sa proposition de sanctions des importations russes (et bélarusses). Dans un communiqué de presse publié le 10 mars, l’AGPB (FNSEA) appelle la Commission européenne à lever les taxes sur les engrais (hors Russie et Belarus), à suspendre les droits antidumping contre Trinidad-et-Tobago et les États-Unis, mais aussi à reporter à juillet 2026 l’application des sanctions à l’encontre des engrais russes. « Sanctionner la Russie, oui… Mais il est nécessaire d’agir dans le bon ordre : l’Europe doit s’assurer au préalable de notre capacité de production agricole dans des conditions économiquement supportables afin de garantir sa souveraineté alimentaire face aux menaces géopolitiques actuelles », indique Éric Thirouin, président de l’AGPB. Une position qui fait écho aux lignes rouges publiées le 27 février par les organisations et coopératives agricoles de l’UE (Copa-Cogeca). La proposition de la Commission européenne doit encore être validée par le Conseil de l’UE (à la majorité qualifiée) et le Parlement européen.
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