Alors que la reprise de l’activité des moucherons Culicoïdes, vecteurs de la fièvre catarrhale ovine (FCO), intervient généralement au printemps, les groupements de défense sanitaire (GDS France) alertent sur un manque d’anticipation, notamment en termes de vaccins. Par exemple, sur le sérotype 1 de la fièvre catarrhale ovine (FCO-1), variant exotique récemment apparu en Espagne, «on ne voit rien se préparer», s’inquiète la directrice Kristel Gache. Le risque est donc de voir se répéter le scénario de l’été 2024, qui avait vu le sérotype 3 arriver en France avant de se propager rapidement. «On pourrait imaginer de vacciner contre la FCO-1 dans une zone tampon le long des Pyrénées», suggère le président Christophe Moulin. Une décision qui viserait à gagner du temps pour «fabriquer des vaccins pour l’ensemble du territoire, évaluer l’impact clinique de la maladie et faire passer aux éleveurs des messages de prévention et de surveillance». Concernant les sérotypes déjà présents en France (3, 4 et 8), de nombreux éleveurs ont vacciné cet hiver, rapporte Emmanuel Garin, vétérinaire conseil à GDS France. Il conseille aux professionnels souhaitant vacciner de «faire des précommandes auprès de leur vétérinaire», en raison de «temps de livraison longs et de «ruptures ponctuelles».
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