Une ancienne fleuriste a demandé, le 9 octobre devant la cour d'appel de Rennes, la reconnaissance du préjudice subi par sa fille, morte à l'âge de onze ans d'un cancer lié à son exposition aux pesticides durant la grossesse. Emmy Marivain, 11 ans, est morte d'une leucémie le 12 mars 2022. Le Fonds d'indemnisation des victimes de pesticides (FIVP) a reconnu «le lien de causalité entre la pathologie" d'Emmy et "l'exposition au pesticides durant la période prénatale», a-t-il indiqué à l'AFP. Mais, en indemnisant ses parents, le FIVP n'a tenu compte «à aucun moment du préjudice subi par Emmy», a dénoncé l'avocat des parents Me François Lafforgue. Le FIVP a proposé 25.000 euros d'indemnité à chacun des parents, qui réclament aussi une indemnité pour les souffrances subies par Emmy durant sa maladie, pour sa soeur, son frère et sa grand-mère, tous affectés par ses multiples séjours à l'hôpital et par son décès. L'avocate du FIVP, Me Sandra Grosset-Grange, a souligné que le fonds était «lié par les textes» qui empêchaient l'indemnisation demandée, face à une salle remplie de sympathisants de la famille. La décision a été mise en délibéré au 4 décembre.
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